Une analyse de double-matérialité, qu'est-ce que c'est ?

 

Il y a beaucoup de termes compliqués en RSE : l'analyse de double-matérialité en est un.

On a décidé de vous expliquer simplement et rapidement cet outil de priorisation de vos enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

Océane Puech, experte ESG nous explique le principe :

 

 Dans cet épisode  :

 

Qu'est-ce que la "Matérialité" en RSE ?

 

La matérialité, c’est tout simplement l’importance d’un sujet.

 

En RSE, cela signifie identifier les enjeux majeurs qui doivent être pris en compte dans la stratégie de l’entreprise.

 

L’analyse de double matérialité repose sur deux dimensions :

  1. Matérialité d’impact : Comment l’entreprise influence-t-elle la société et l’environnement (positivement ou négativement) ?

  2. Matérialité financière : Quels sont les risques et opportunités que la société et l’environnement peuvent avoir sur l’entreprise ?

C’est cette approche bidirectionnelle qui fait toute la richesse et la pertinence de l’analyse de double matérialité.

 

 

Pourquoi l'analyse de double-matérialité est-elle importante ?

 

L’analyse de double matérialité peut être considérée comme le point de départ pour savoir quelles sujets sont prioritaires pour l'entreprise et pour leur reporting.

 

Elle permet aussi aux entreprises de :

  • Identifier les risques majeurs et les opportunités stratégiques
  • Aligner leur stratégie avec les attentes des parties prenantes

 

Comment réaliser une Analyse de double-matérialité ?

 

  1. Lister les enjeux RSE pertinents
    Basé sur les normes listées par l'EFRAG, dites ESRS (European Sustainability Reporting Standards) ou VSME (norme volontaire pour les TPE et PME)

    Exemple : consommation d'eau, émissions de CO2, gestion des déchets, bien-être des salariés

  2. Identifier les Impacts, Risques et Opportunités pour chaque enjeu RSE sélectionné

    Exemple : pour la consommation d'eau - impact sur l'environnement de l'utilisation d'eau, risque du changement climatique en raison des sécheresses sur l'approvisionnement.

  3. Attribuer une notation (sur des critères d'ampleur, d'étendue, de probabilité)

    Exemple : si l'activité de l'entreprise dépend fortement de l'utilisation d'eau, elle met une notation importante sur l'impact, ainsi qu'une notation financière importante (car une pénurie entrainerait des coûts supplémentaires).

  4. Représenter les résultats sur un graphique : la matrice de double matérialité
    Avec un axe pour l'impact et un axe financier.

  5. Fixer les seuils de matérialité (à partir de quel seuil faut-il intégrer un sujet dans sa stratégie et son reporting ?)

Qui est concerné et qui doit la réaliser ?

 

Toutes les entreprises soumises à la CSRD doivent mener cette analyse.

Cependant, toute entreprise souhaitant structurer sa démarche RSE peut en tirer profit.

 

L’analyse doit être menée de façon collaborative : direction RSE, finances, RH, opérationnels et parties prenantes externes doivent être impliqués pour assurer une vision complète et pertinente.

 

Le temps nécessaire varie en fonction de la taille et de la complexité de l’entreprise :
🕒 Entre 1 et 6 mois en moyenne

 

 

 Pour en savoir plus, écoutez l'épisode :


Écoutez le podcast sur votre plateforme préférée :




Découvrir d'autres épisodes :

 

"Les mégots s'entassaient dans les bacs à fleurs"

Économiser l'énergie avec une prise programmable

IA : l'adopter de manière responsable



Vous avez aimé cet épisode ?

Abonnez-vous au podcast sur votre plateforme d'écoute préférée pour être au courant de la sortie des prochains épisodes :

Écrire commentaire

Commentaires: 0