Dans un monde confronté à des limites planétaires de plus en plus tangibles, certaines entreprises font un choix contre-intuitif : renoncer.
Renoncer à vendre un produit, à une habitude interne, à une opportunité commerciale…
Pour faire de la place à autre chose, de plus durable, de plus aligné avec leur raison d’être.
C’est le thème central de ce nouvel épisode avec Jonas Guyot, observateur passionné des transformations écologiques en entreprise et notamment de leur adaptation au déréglement climatique.
Dans cet épisode :
Pourquoi certaines entreprises renoncent volontairement ?
Renoncer, ce n’est pas perdre. Pour certaines entreprises, c’est une décision stratégique, une façon de s’adapter, de réorienter leurs efforts vers un modèle économique plus durable.
Elles renoncent :
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Avant d’y être contraintes par la réglementation
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Pour libérer des ressources et innover
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Pour prendre une longueur d’avance sur leurs concurrents
"Quand on dit non à quelque chose, on se libère de la place, de l’énergie, voire de moyens financiers. Pour dire plus fort ‘oui’ à autre chose."
3 exemples de renoncements audacieux pour le climat
Voici trois cas concrets d’entreprises qui ont décidé de renoncer à un produit ou une pratique ayant un impact environnemental fort :
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Mustela : supprimer un best-seller pour réduire les déchets
La marque de soins pour bébé prévoit d’arrêter la vente de toutes ses lingettes à usage unique d’ici 2027, soit 20 % de son chiffre d’affaires en France. Une décision en avance sur la loi AGEC, qui interdira ces produits en 2040.
👉 Pourquoi ? Anticiper la réglementation, investir dans des alternatives durables et montrer l’exemple dans le secteur de la cosmétique.
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Les Mousquetaires : respecter la saisonnalité
L’enseigne de grande distribution a décidé de ne plus vendre de fraises ni de cerises en hiver. Un geste fort, qui sensibilise les consommateurs et encourage des pratiques agricoles respectueuses des saisons.
👉 Pourquoi ? Réduire l’empreinte carbone liée à l’importation hors saison et rééduquer l’acte d’achat.
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Amaris & la CEC Conseil : refuser certains projets
Avec une charte issue de la Convention des Entreprises pour le Climat, plusieurs cabinets de conseil s’engagent à refuser les projets trop carbonés. Une dynamique collective qui évite l’isolement des entreprises pionnières.
👉 Pourquoi ? Montrer que le secteur est prêt à évoluer et peut-être influencer la réglementation.
Le renoncement, un levier de transformation interne
Toutes les décisions de renoncement ne sont pas visibles du public. Pourtant, certaines entreprises prennent des engagements forts :
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Arrêter les vols internes pour privilégier le train
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Repenser leur politique de réduction ou d’offres agressives
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Supprimer le Black Friday pour favoriser un commerce plus responsable
Ces décisions permettent souvent de réaffecter les ressources là où elles créent plus de valeur à long terme.
Une démarche stratégique, pas punitive
Et si on se posait simplement la question ?
💡 “Et si on arrêtait de vendre ce produit ?”
💡 “Et si on renonçait à cette habitude ?”
Le renoncement, dans une logique écologique, n’est pas une punition : c’est une opportunité d’innovation, de cohérence, et parfois de performance.
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